Collections
permanentes

Collections permanentes

Maison Matisse

En écho au geste de l'artiste, les collections Maison Matisse sont entièrement réalisées à la main, faisant appel aux meilleurs savoir-faire artisanaux. Que ce soit dans la fabrication de la collection La Musique en faïence ou la réalisation de la collection Intérieur aux Aubergines, elles présentent une grande diversité de savoir-faire.

Ces processus font la richesse de ces pièces et traduisent leur valeur intrinsèque. Ils laissent derrière eux la trace du geste de la main qui transforme tout objet en pièce unique.

La céramique

La collection La Musique est entièrement réalisée à la main, faisant appel à une de plus anciennes manufactures artisanales d'Italie, maison familiale fondée en Toscane en 1921. Coulées puis démoulées, les pièces subissent d'abord deux cuissons, permettant entre les deux étapes d'appliquer le dessin sur le biscuit, selon la technique du « spolvero ». Le décor est ensuite peint à la main, à l'exception des assiettes qui ont été gravées avec une pointe métallique. 

Dans la collection Intérieur aux Aubergines, les tops des tables basses sont elles aussi réalisées à la main dans le même atelier, cuites une première fois, puis peintes avec des engobes et cuites une dernière fois pour fixer la couleur.

Le rotin

Les structures des meubles de la collection Intérieur aux Aubergines sont entièrement réalisées en rotin par les plus grands spécialistes en la matière, basés en Italie, du côté de la Brianza, depuis 1889 et désormais parmi les derniers en Europe. Qu'il s'agisse du canapé, du fauteuil ou des tables basses, chaque pièce est fabriquée à partir d'une typologie de rotin baptisée Manao, pouvant atteindre jusqu'à 300m de long et récoltée à l'état sauvage en Indonésie où se trouvent les jungles tropicales. Découpée en longueurs de 4 à 10m, la liane est séchée à la verticale, puis la tonalité, la densité et le diamètre sont sélectionnés selon la fonction. Pour les plier, les lianes sont réchauffées, sans être brûlées, avant d'être mouillées avec un chiffon pour en fixer la courbe. En revanche, les parties les plus fines – plus précisément la moelle du rotin – sont déposées mouillées dans un gabarit, avant d'en être retirées une fois séchées selon la forme désirée. Grâce au jeu de clous cachés par les ligatures (éclisses de rotin), les lianes sont donc assemblées et poncées obligatoirement à la main pour obtenir la douceur au toucher. Enfin, deux couches de vernis sont nécessaires, la première étant absorbée par la liane, la deuxième permettant de vitrifier les derniers poils qui seront à nouveau poncés à la main. Une finition mate vient conclure l'ouvrage.

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Le textile

Dans la collection Intérieur aux Aubergines, les tissus des assises, du paravent, du papier peint et des coussins, ont été réalisés en fils naturels par une vénérable manufacture vénitienne qui date du XVIIIème siècle. Ici, des métiers à tisser de la plus haute technologie ont été mis à disposition pour créer selon la technique des Gobelins deux modèles de lampas, l'un à motif feuillage, l'autre à motif poires. Plusieurs tests de tressage ont été nécessaires pour obtenir quatre composantes de couleurs sur mesure, deux pour les chaînes et deux pour la trame, correspondant à celles imaginées par Cristina Celestino. Ainsi, l'aspect opaque du coton de la chaîne crée un contraste avec le semi-brillant de la trame en viscose naturelle afin de donner une impression de profondeur au motif.

Les tapis

Les deux tapis de la collection Intérieur aux Aubergines ont été réalisés par une maison basée à Milan, mais implantée à côté de Katmandu dans la région de Bouddha au Népal, où son atelier veille scrupuleusement sur toute la production. Ainsi, chaque tapis est noué à la main par des artisans locaux à partir de laine d'Himalaya connue pour son exceptionnelle résistance, et de soie chinoise. Après avoir été filés à la main, les matériaux sont lavés dans de l'eau purifiée et teints en six couleurs – en version claire et foncée – toujours à la main par le maître de la couleur avec une méthode de projection afin d'être noués ensuite. Une chaîne faite de milliers de brins de cotons est d'abord tendue sur un métier à tisser vertical, tandis que les fils transversaux servent de trame pour assurer la fermeté du tapis. Le résultat final est obtenu au bout de trois mois de travail où la laine et la soie sont nouées selon une tradition ancestrale.